« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

NOËL !


Le Christ nous a été annoncé, non comme le roi qui domine, non comme le juge qui condamne, mais comme un serviteur, qui ne ferait ni bruit, ni éclat, mais serait doux et miséricordieux.

L’union hypostatique est déjà un mystère, et ce mystère, lorsqu’on cherche à l’exprimer, est comme encadré dans les catégories de l’intelligence humaine. C’est encore une vérité abstraite.
En revanche, ce qui est vraiment au-delà de toutes les conceptions de la raison humaine, c’est que le Verbe créateur se fasse humble et petit enfant.
C’est le mystère de la "faiblesse de Dieu", que seules la charité et l’humilité peuvent accepter.
« La majesté a assumé l’humilité, la force l’infirmité, l’éternité la mortalité. » 

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Nous avons consacré deux articles de SACRA MYSTERIA au
Mystère de Noël :
un exposé sur la fête de la Nativité du Seigneur,
et quelques notes spéciales sur la liturgie de la Nativité.

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Ce que seules la charité et l’humilité peuvent admettre, c’est que cette Incarnation ait lieu, non dans la gloire et la puissance, mais dans le silence et la faiblesse d’un enfant, né, comme à l’aventure, en voyage, dans un lieu précaire et improvisé.
Nous l’acclamons et l’adorons comme le roi des siècles, et en même temps nous chantons :
« Il endura de coucher sur le foin,
Une étable ne lui répugna pas ;
Il s’est nourri d’un peu de lait,
Celui par qui nul oiseau n’a faim. »

Pour vaincre le mal, Dieu n’a pas opposé puissance à puissance, mais la faiblesse même de cette nature humaine que Satan tenait en esclavage. Ce qui est grand dans le Royaume de Dieu et dans l’Église, commence toujours dans le secret et dans l’humilité. La théologie abstraite peut arriver à des expressions parfaites et irréformables, mais pour entrer véritablement dans le mystère et l’intimité de l’Enfant-Dieu, il faut un don de Dieu que seules les âmes humbles peuvent recevoir, et qu’elles n’ont jamais fini de recevoir.

« Voyant l’étrange naissance,
au monde devenons étrangers,
transportant vers le ciel notre esprit ;
c’est pour nous en effet que le Dieu très-haut
sur terre est apparu comme un homme plein d’humilité,
voulant attirer vers les hauteurs tous ceux qui lui chantent : Alléluia.
»
(Hymne acathiste)