« Pour celui qui se hâte vers la perfection de la vie religieuse, il y a les enseignements des saints Pères dont l'observation conduit l'homme jusqu'aux cimes de la perfection. »

Traduction :

CHRISTI REGNUM


La fête du Christ-Roi est de celles qui ont été instituées tardivement, et n’ont pas pour objet l’un ou l’autre des faits historiques ou des mystères de l’œuvre du Salut, mais une vérité dogmatique, un thème général ou une dévotion.

En fait, la royauté du Christ est omniprésente dans toute l’année liturgique, y compris le dernier dimanche de l’année qui a pour thème la royauté eschatologique du Christ dans son triomphe définitif au dernier jour. Mais le royaume du Christ n’est pas, ou pas seulement eschatologique. Il n’est pas seulement attendu ; il est déjà là.

L’objet propre de la fête célébrée le dernier dimanche d’octobre est la réalisation de ce Royaume dans les réalités temporelles, à savoir culturelles, politiques, économiques et familiales. Le Christ règne dès à présent en particulier sur les réalités temporelles ; telle est la raison de l’institution de cette fête, qui était inutile aux temps de Chrétienté.

Nous avons consacré deux articles au Christ-Roi :



Voir aussi notre page consacrée à 


LA CHRÉTIENTÉ :




"Sur les monts du Caucase" est paru !


À côté des récits si attachants du « Pèlerin Russe », ce livre, plus dense et davantage didactique, est sans doute un des plus importants écrits récents sur la ‘prière de Jésus’. Il parait pour la première fois en français.

L’auteur

L’auteur du livre, le moine HILARION DOMRATCHEV est un des fondateurs du monastère Saint-Simon le Cananéen du Nouvel Athos, vers la fin du XIXe siècle. En 1907, il publia « Sur les monts du Caucase » où il relatait sa rencontre avec le starets Désiré et transmettait son enseignement et son expérience spirituelle. Réédité en 1910 et 1912 l’ouvrage, connut un accueil enthousiaste, tant dans les milieux monastiques que dans l’intelligentsia russe.


Le livre

« Sur les monts du Caucase » est l'un des plus importants écrits récents sur la ‘Prière de Jésus’. Du même genre que les « Récits d’un pèlerin russe », l’ouvrage du R.P. Hilarion est une introduction pratique, vivante et narrative à la prière de Jésus, mais beaucoup plus profonde et détaillée, émaillée de très nombreuses citations de l’Écriture sainte et des Pères. Au cours de son exposé, le R.P. Hilarion traite des principes de toute la vie spirituelle. Par ses descriptions pittoresques et contemplatives des montagnes du Caucase, il constitue une introduction concrète à la contemplation de Dieu. Par-delà la pratique que la prière de Jésus, ce livre offre donc de manière vivante toute une introduction à la vie spirituelle et à la prière en général.






Dans ce maître-ouvrage se trouve consigné le meilleur de l’enseignement des anciens Pères sur la ‘prière de Jésus’, tradition que son auteur, le
hiéromoine Hilarion Domratchev, a patiemment pratiquée et recueillie dès le seuil de sa vie monastique au Mont Athos. Nous présentons ici les premiers chapitres de


"Sur les monts du Caucase" 

На горах Кавказа


Une introduction générale indique quelques points de repères historiques et doctrinaux pour faciliter au lecteur occidental la compréhension du livre. Les enseignements du starets (la deuxième partie du livre) commencent au chapitre 10.

On pourra consulter ici le plan général de l'ouvrage.

Afin de conserver dans toute son intégralité la vigueur de la pensée, nous avons opté pour une version très littérale, au risque de reproduire par endroits le style redondant de la langue russe à cette époque. 

Lire le premier chapitre de : Sur les monts du Caucase.


Le triomphe de la justice


Sermon pour Pâques


En cette nuit le Christ est sorti vivant et glorieux du tombeau. Il était mort, réellement mort. Le cœur ouvert par la lance en était l’attestation officielle. Et voici que son âme a repris possession de son corps. Il ressurgit vivant du tombeau. La terre tremble ; les gardes s’enfuient et le tombeau s’ouvre. Pour laisser sortir le ressuscité ? Non ! Mais pour manifester sa résurrection, car le Christ pouvait, et est passé à travers le tombeau comme il est né de Marie sans porter atteinte à sa virginité. Cette résurrection, tout comme sa conception virginale, n’est pas un simple miracle, mais un mystère. Étant surnaturelle et divine cette résurrection demeure secrète. Les saintes femmes myrophores, Marie-Madeleine, les Apôtres… tous ont vu le Christ ressuscité ; personne n’a vu le Christ en train de ressusciter. C’est que la résurrection du Christ est tout autre chose que la réanimation d’un mort, tout autre chose que la résurrection du fils de la veuve de Naïm ou de Lazare. Tous ces miracles annonçaient la résurrection du Christ.


Les saintes femmes se rendent au tombeau. Les rites funéraires avaient bien été accomplis, mais par un motif de dévotion, elles voulaient procéder à des onctions supplémentaires. Le soir du sabbat elles étaient sorties acheter les aromates nécessaires et il était trop tard pour se rendre au tombeau. Elles s’y rendent au point du jour et trouvent le tombeau ouvert. Tandis que Marie-Madeleine court prévenir les Apôtres, croyant que le corps a été volé, les autres femmes entrent dans le tombeau et reçoivent l’annonce de la Résurrection et l’ordre donné aux Apôtres de se rendre en Galilée. Pourquoi la Galilée ? Tout simplement pour trouver la paix et la retraite en dehors de toute crainte et de toute agitation de la ville de Jérusalem. Voilà le simple témoignage des évangiles. Un créateur de légende aurait ajouté des détails. Les évangiles sont historiques et racontent l’événement dans ce qu’il a d’essentiel.

Le Christ ressuscite à une vie glorieuse. Il apparaît, mais déjà il n’est plus de ce monde. Avant sa mort il vivait constamment avec ses disciples. A partir de sa résurrection il n’est présent que par moments. Le fils de la veuve de Naïm et Lazare sont destinés à mourir. Mais « le Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n’a sur lui plus d’empire. » (Rm 6,9). La croix est victorieuse dans la résurrection. Voilà la conclusion du combat qui a commencé le premier jour du Carême, conclusion de l’affrontement commencé il y a trois ans auparavant, du combat que nous avons mené durant le Carême, avec le Christ.

La Médaille de Saint Benoît


« Et le dragon fut rempli de fureur contre la femme, et il alla faire la guerre au reste de ses enfants, à ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le commandement de Jésus. » (Apocalypse, XII,17)

Le démon est en guerre contre l’Église et contre ses enfants jusqu’à la fin des temps. Il ne cesse de combattre l’Église en son pèlerinage terrestre. Toute vie chrétienne comporte une lutte permanente contre le démon, les persécutions et les tentations qu’il suscite.
« Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde endurent les mêmes souffrances que vous. »
(I Pierre 5, 8-9)

Ce combat se déroule avant tout dans l’âme, et le chrétien le mène avec le secours de la prière et des sacrements.