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Vigile de la TOUSSAINT

La solennité de tous les saints est une occasion propice pour élever notre regard au-dessus des réalités terrestres, rythmées par le temps, vers la dimension de l’éternité et de la sainteté. La liturgie nous rappelle aujourd’hui que la sainteté est la vocation originelle de chaque baptisé. En effet, le Christ, qui avec le Père et l’Esprit est le seul SAINT, a aimé l’Église comme son épouse et s’est donné lui-même pour elle, dans le but de la sanctifier. C’est pour cette raison que tous les membres de l'Église sont appelés à devenir saints, selon l’affirmation de l’apôtre Paul :  « Voici quelle est la volonté de Dieu : votre sanctification » (1 Th 4, 3). Nous sommes donc invités à regarder l’Église non plus seulement dans son aspect uniquement temporel et humain, marqué par la fragilité et la faiblesse, mais telle que le Christ l’a voulue, c’est-à-dire une « communion des saints ». Dans le Credo , nous professons l’Église « sainte », sainte en tant que Corps mystique du Christ,
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FÊTE DE L'ASSOMPTION

Cliquer sur l'image !   La fête de l’Assomption domine sans conteste toute la partie de l’année liturgique qui s’écoule depuis les fêtes pascales jusqu’au dernier dimanche après la Pentecôte.  Le dogme de l’Assomption est l’exemple par excellence d’une vérité que nous ne connaissons que par Tradition et qui n’est pas dans l’Écriture. Alors que le rationalisme et le modernisme voudraient réduire ce mystère à un mythe ou à la simple expression d’une vénération de la Vierge, nous devons plus que jamais y adhérer de tout cœur et intégralement : la Vierge Marie n’a pas connu la corruption du tombeau,  mais elle est montée au Ciel avec son corps. Lire notre article sur la fête de l'Assomption de Notre-Dame

FESTUM CORPORIS CHRISTI

La fête du Très Saint Corps du Christ est la deuxième de ces fêtes de l’année (après celle de la Très Sainte Trinité ), qui, instituées tardivement, n’ont pas pour objet un mystère particulier de la vie du Christ, mais une des richesses du Royaume de Dieu. En effet, après avoir parcouru le cycle des événements de la vie du Christ, depuis l’Incarnation ( Noël ) jusqu’à la descente du Saint-Esprit sur l’Église ( Pentecôte ), la Liturgie en célèbre maintenant le développement jusqu’au dernier jour du monde. Plus particulièrement, certains de ces mystères – dont celui de la présence eucharistique – font l’objet d’une fête spéciale, parce que l’Église, au cours des siècles, a voulu les honorer et manifester davantage. Ces fêtes, ont, dès lors, un caractère plus abstrait, plus dogmatique que celles du ‘Temporal’, et elles se réfèrent à l’ensemble de l’économie du Salut : elles ramassent ainsi toute la suite des événements historiques par lesquels notre Salut s’est accompli. L’institu

PENTECÔTE 1)

Le nom de Pentecôte vient du grec πεντηκοντα , qui signifie ‘cinquante’. Dans l’Ancien Testament on célébrait par la fête de la Pentecôte la promulgation de la Loi sur le Mont Sinaï cinquante jours après la Pâque (cf. Ex 12 ; 19-20 ; 31). Cette Loi était comme la constitution du peuple hébreu et lui donnait son existence religieuse et politique. Les Actes des Apôtres nous rapportent qu’en la fête de la Pentecôte qui suivit la Passion et la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la première communauté chrétienne était réunie autour de la Vierge Marie et des Apôtres. En ce jour, la Pentecôte de l’Ancien Testament fut transformée en Pentecôte de la Nouvelle Alliance, de même la Pâque de l’Ancien Testament avait cédé la place à celle du Christ : une nouvelle Loi fut substituée à l’ancienne. La Pentecôte , Lectionnaire de Cluny, XI e siècle Le cinquantième jour est mis en valeur dans les Écritures ; ceci non seulement dans l’Évangile, du fait de la venue du Saint-Esprit, mais

Bède 'le Vénérable'

En 682, une épidémie de peste dévasta la Northumbrie. À l’abbaye Saint-Paul de Jarrow, tous les moines périrent, sauf deux : l’abbé Céolfrid, et un petit oblat d’une dizaine d’années que ses parents, avant de l’offrir au monastère, avaient fait baptiser sous le nom-programme de “Beda” : prière. Signe d’une grande destinée : Dieu gardait en vie, pour le placer sur le lampadaire, celui qui allait devenir le “père de la science anglaise”, une des grandes lumières du VIIIe siècle. Saint Bède présente le type même d’une vie bénédictine idéale : comme un grand fleuve calme, immense, irrésistible. L’enfant est très tôt initié aux sciences sacrées et profanes par les maîtres les plus doctes de son temps rassemblés sous les voûtes du cloître : saint Benoît Biscop d’abord, puis Céolfrid, également saint Adamnan. Il apprend la liturgie à la suite d’un chantre expérimenté : tel un art de vivre, de parler et de se mouvoir en présence de Dieu. D’oblat, il devient moine profès par la ratification l

SAINT ROMAIN

Père spirituel de saint Benoît fêté le 22 mai Nous ne savons rien d’autre de saint Romain que ce qu’en a rapporté le pape saint Grégoire le Grand dans son deuxième livre des Dialogues . La figure discrète, et pourtant si attachante, du pieux moine italien n’en est pas moins révélatrice de la façon dont on envisageait la vie monastique et son apprentissage à l’époque de saint Benoît, c’est-à-dire à la naissance du monachisme bénédictin : saint Romain joua, en effet, un rôle primordial dans la formation du saint Patriarche des moines d’Occident. Quel est ce rôle ? Écoutons saint Grégoire : Benoît, plus désireux de souffrir les maux du monde que ses louanges, de se fatiguer dans les travaux de Dieu plus que d’être promu aux faveurs de cette vie, […] gagna une retraite située dans un lieu désert appelé Subiaco à quelques 40 milles de Rome : de là émanent des eaux fraîches et transparentes lesquelles, grâce à leur abondance, forment au début un grand lac qui, à la fin, poursuivent e

PASCHA NOSTRUM !

« Fête des fêtes, solennité des solennités ! » Ainsi s'exclame saint Grégoire de Nazianze à propos de la fête de Pâques. C'est effectivement le sommet de l’année liturgique. On y célèbre l’accomplissement définitif de l’œuvre du Salut, car la Résurrection scelle la victoire du Christ sur la mort et sur le péché. Tout ce qui précède la Résurrection du Christ n’en est que la condition et la préparation. C’est par elle que l’Incarnation et les événements de la vie terrestre du Verbe incarné obtiennent leur effet qui est la résurrection des âmes, puis des corps : Comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés dans le Christ. (1 Co 15,22) Alors « les Anges tremblent en voyant renversé le sort des mortels : C’est la chair qui pèche et la chair qui purifie, un Dieu règne dans la chair même d’un Dieu » ! (hymne des Matines de l’Ascension) Pâques est le jour de la nouvelle création, le jour que fait le Seigneur, comme nous le chantons pendant toute