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LA SEMAINE SAINTE

La liturgie de la Semaine sainte  est si riche que l'on ne peut en goûter à la fois tous les aspects et tous les enseignements. Nous avons commenté les cérémonies depuis le Dimanche des Rameaux jusqu'au Samedi Saint.    Cliquer sur les images pour accéder aux articles.    LE DIMANCHE DES RAMEAUX LE JEUDI SAINT LE VENDREDI SAINT

Temps du Carême

Le Mont de la Quarantaine   Le temps de la Septuagésime nous ayant rappelé notre condition de pécheurs, le Carême se présente naturellement comme un temps de pénitence. Or, la pénitence, bien qu’elle implique des austérités et des privations physiques (en particulier le jeûne, que la Liturgie mentionne souvent), consiste essentiellement dans la contrition du cœur, l’expiation des péchés par un grand acte d’amour et le changement de vie : la conversion . Le chrétien doit se purifier en posant des actes contraires aux concessions qu’il a faites à l’esprit du monde et à son égoïsme. Sans doute est-ce la grâce de Dieu qui nous purifie, mais elle le fait par le moyen de nos pénitences qui sont comme des ‘sacrements’ de son action purificatrice. La charité envers le prochain suivant le premier commandement de l’amour de Dieu, le Carême implique aussi l’aumône, qui est une expression concrète de cette charité. Ce que les austérités ont pu faire diminuer des dépenses de la vie est util

Les grandes antiennes "O"

Voir notre article sur la 'neuvaine de Noël' ... Le texte... Une traduction... Quelques commentaires... Le texte O Sapiéntia , * quæ ex ore Altíssimi prodísti, attíngens a fine usque ad finem, fórtiter suáviter disponénsque ómnia : veni ad docéndum nos viam prudéntiæ. O Adonái , * et Dux domus Israël, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuísti, et ei in Sina legem dedísti : veni ad rediméndum nos in bráchio exténto. O radix Jesse , * qui stas in signum populórum, super quem continébunt reges os suum, quem Gentes deprecabúntur : veni ad liberándum nos, iam noli tardáre. O clavis David , * et sceptrum domus Israël ; qui áperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo áperit : veni, et educ vinctum de domo cárceris, sedéntem in ténebris, et umbra mortis. O Oriens , * splendor lucis ætérnæ, et sol iustítiæ : veni, et illúmina sedéntes in ténebris, et umbra mortis. O Rex Géntium , * et desiderátus eárum, lapísque anguláris, qui facis útraque unum : veni, et salva hómi

La 'neuvaine' de Noël

Les vêpres des sept [1] jours précédant la vigile de Noël sont solennisées par les antiennes à Magnificat qui commencent par l’exclamation admirative 'O'. Si l'on compte le jour de Noël, on obtient le nombre consacré de neuf : c'est en quelque sorte une 'neuvaine liturgique' pour préparer et solenniser la Nativité... Ces antiennes sont acrostiches sur la deuxième lettre. En lecture inversée cela donne : Ero cras : je serai [là demain].     O Sapientia… génération du Christ dans l’éternité.   O Adonai…   O Radix Iesse…     O Clavis David… venue du Christ dans l’Ancien Testament.   O Oriens… venue du Christ pour la nature, toute la Création . O Rex gentium… venue du Christ pour les païens . O Emmanuel… venue du Christ pour nous. Voir le texte des Grandes Antiennes "O" ... L'arbre de Jessé dans un manuscrit du 12 e siècle « L'instant choisi pour faire entendre ce sublime appel à la charité du Fils de Dieu, est l'heure d

Vigile de la TOUSSAINT

La solennité de tous les saints est une occasion propice pour élever notre regard au-dessus des réalités terrestres, rythmées par le temps, vers la dimension de l’éternité et de la sainteté. La liturgie nous rappelle aujourd’hui que la sainteté est la vocation originelle de chaque baptisé. En effet, le Christ, qui avec le Père et l’Esprit est le seul SAINT, a aimé l’Église comme son épouse et s’est donné lui-même pour elle, dans le but de la sanctifier. C’est pour cette raison que tous les membres de l'Église sont appelés à devenir saints, selon l’affirmation de l’apôtre Paul :  « Voici quelle est la volonté de Dieu : votre sanctification » (1 Th 4, 3). Nous sommes donc invités à regarder l’Église non plus seulement dans son aspect uniquement temporel et humain, marqué par la fragilité et la faiblesse, mais telle que le Christ l’a voulue, c’est-à-dire une « communion des saints ». Dans le Credo , nous professons l’Église « sainte », sainte en tant que Corps mystique du Christ,

FÊTE DE L'ASSOMPTION

Cliquer sur l'image !   La fête de l’Assomption domine sans conteste toute la partie de l’année liturgique qui s’écoule depuis les fêtes pascales jusqu’au dernier dimanche après la Pentecôte.  Le dogme de l’Assomption est l’exemple par excellence d’une vérité que nous ne connaissons que par Tradition et qui n’est pas dans l’Écriture. Alors que le rationalisme et le modernisme voudraient réduire ce mystère à un mythe ou à la simple expression d’une vénération de la Vierge, nous devons plus que jamais y adhérer de tout cœur et intégralement : la Vierge Marie n’a pas connu la corruption du tombeau,  mais elle est montée au Ciel avec son corps. Lire notre article sur la fête de l'Assomption de Notre-Dame